Retenir que les bons moments

2015 est déjà entamée depuis plusieurs semaines et j’ai l’impression que le temps file à toute allure… 
Déjà 4 ans de vie Parisienne, 4 saisons riches et intenses en rebondissements, depuis que j’ai posé mes valises. Moi, Berrichone exilée, tout juste de retour d’Angleterre, ai atteri un peu par défaut à la capitale pour intégrer un Master en Alternance. J’avais le choix entre Lyon et Paris et j’ai choisi cette dernière avec pour objectif de débuter ma carrière dans une ville pleine d’avenir. 
Vu du Dôme du sacré coeur
Ce parcours de combattant que chacun connait bien au début pour trouver l’appartement où l’on se sentira vraiment chez soi; espérer que notre dossier soit accepté parmi les nombreux locataires concurrents…et puis devenir Parisien. Avoir son passe navigo. S’approprier son quartier, s’immerger dans la foule infernale, trouver ses marques. Paris et son rythme effréné. Les multiples trajets en métro, la course à la montre où souvent je dévale encore les escaliers espérant pouvoir m’insérer dans la rame qui s’apprête à quitter le quai.
Arche de la défense
La vie qu’on y mène est complètement différente qu’en province, mais pour autant, au fil des mois et des années, j’ai appris à aimer Paris. J’aime cette effervescence constante, cette énergie, l’animation sans fin, ce sentiment d’être quelqu’un d’important quand on marche à plusieurs à une allure soutenue, l’impression de redécouvrir des endroits, des quartiers. J’aime, encore à ce jour, avoir cette sensation d’être une touriste; le week-end quand je parcours en vélib l’île St Louis. Quand je remonte les quais jusqu’au Musée D’Orsay, que je me ballade le long du Canal St Martin, où quand l’été, je descends quelques stations plus tôt pour terminer mon trajet du soir jusqu’à la maison, absorbée par l’ambiance de la capitale.
Jardin du palais royal
Bientôt, le printemps, l’arrivée des beaux jours, un déménagement probable… Une nouvelle ville, une nouvelle vie avec mon Brun que j’ai rencontré dans cette rue Quaincampoix il y a tout juste un an. Peut être un nouveau job, sûrement une période de latence pour retrouver ses repères, un passage difficile au moment où je devrai dire au revoir à mes amis… Mais pour l’instant ce n’est pas encore l’heure. Et plutôt que de penser à l’après, je prends le pli de profiter du présent. De n’en garder que le meilleur. J’aime cette idée de changement, même si mon caractère impatient me plonge parfois dans un sentiment de doute, de peur.
Quartier Bastille sortie du métro Bréguet Sabin ligne 5

Rue Crémieux dans le 12ème arrondissement

Balade en barque sur le Lac Daumesnil dans le 12ème arrondissement
Je ne suis pas mélancolique, ni triste de partir bientôt, mais je pense garder une attache particulière à cette ville… J’y reviendrai en tant que provinciale dans quelques temps avec tous ces souvenirs et je suis curieuse à l’avance de connaître le ressentit que j’aurai, le jour où je me retrouverai de nouveau, en tant que touriste à Paris.

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